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En temps de crise, les riches s'amusent encore plus • Selon le premier «baromètre des riches», ils ont multiplié au cours des derniers mois les sorties dans les restaurants et les voyages dans des hôtels de charme.
Face à la crise, les riches préfèrent s'amuser. C'est en tout cas que ce qui ressort du premier «baromètre des riches» publié fin mai par la conciergierie John Paul. Cette société, qui joue le rôle d'assistant personnel pour des clients fortunés, constate une hausse des dépenses liées à toutes les activités de loisirs. Restaurants, voyages, concerts et spectacles, les réservations ont augmenté de 40% au premier trimestre 2009. «Ce «baromètre des riches» suit la consommation liée aux divertissements. Il mesure la fréquence et le niveau de dépenses des membres de John Paul pour ce type de prestations, rapporté aux acquisitions plus importantes comme les voitures, l'immobilier... Ce baromètre a augmenté de plus de 45% au cours des trois derniers mois», explique David Amsellem, le fondateur de John Paul. «Valeur refuge anticrise» L'étude révèle en effet, un changement dans le comportement des personnes aisées. Les acquisitions importantes comme l'immobilier ou les produits de luxe ont été remplacées par les voyages et les loisirs. «On constate une véritable explosion du nombre de requêtes liées aux divertissements et cette tendance s'est amplifiée depuis la crise. Plus les marchés sont moroses, plus les gens ont besoin de se divertir et de consommer du luxe ou des produits haut de gamme», renchérit David Amsellem. Les requêtes formulées par la riche clientèle de John Paul en terme de petits plaisirs quotidiens (restaurants, spectacles, sorties), sont passées en moyenne à trois demandes par mois au premier trimestre 2009, contre deux demandes au premier trimestre 2008. Concernant les voyages, leur nombre s'est multiplié par trois au cours des six derniers mois. Mais les séjours d'une semaine ont laissé place à de longs week-ends de quatre jours, avec un budget moyen de 2.450 euros au lieu de 4.050 euros au second trimestre 2008. «En temps de crise, le besoin de s'évader est toujours très présent. Nos membres privilégient désormais des séjours plus courts mais plus qualitatifs, avec la sélection d'hôtels de charme au lieu de palaces plus connus et plus chers», affirme le dirigeant de John Paul. En revanche, cette clientèle haut de gamme sollicite de plus en plus de privilèges. Plus de quatre membres sur cinq ont bénéficié de surclassements ou de remises, afin de profiter davantage de divertissements, à des tarifs réduits.
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